Parole d'entraîneur

10.08.2010

A l’assaut de la dernière ligne droite

Alors que l’été bat son plein, l’heure est venue d’abandonner sable, mer, farniente et autres tongs pour sauter dans ses baskets, pointes et autres « pantoufles ». La dernière ligne droite de la saison approche à grands pas. Finies les journées de glandouille, les après-midis piscine, les soirées sans fin sur les terrasses et dans les bars. Aussi agréables soient-elles, elles ne font courir ni vite, ni longtemps, ni bien.

Pour réussir sa deuxième et dernière partie de saison, il s’agit de toute urgence de se remettre au boulot : oui, de courber l’échine à l’entraînement pour se donner une chance de bientôt pouvoir briller à nouveau sur les pistes, non plus seulement de danse.

Suite à quelques semaines de répit, on est dans la dernière ligne droite. Tout l’art est maintenant de faire monter la sauce, histoire d’être bien aux dernières compétitions de l’année, à vrai dire les plus importantes, pour les jeunes et pour le club.

Après quelques compétitions de préparation ces prochaines semaines, le grand rendez-vous des jeunes aura lieu les 4 et 5 septembre avec les Championnats suisses. A Berne pour les U20 et U23. A Langenthal pour les U18. 

Ensuite, les week-ends suivants, il y aura coup sur coup les Championnats suisses de relais (le 11 septembre à Frauenfeld) et les CS Team (le 18 septembre à Colombier). 

A défaut de vous caresser les pieds, l’eau vous monte à la bouche ? Tant mieux : car la souffrance et le plaisir ne seront que de courte durée. Dans quelques semaines, la saison sera déjà enterrée. Morte Adèle ! Et la glandouille sera de mise. Glandouille athlétique, en tout cas. Pause complète durant trois semaines au moins ! L’occasion de faire mille autres choses aussi intéressantes que sans rapport avec notre sport…

 

05.07.2010

Les choses suivent leur cours

A mi-saison, le groupe continue son bonhomme de chemin.

Pour les jeunes, la première partie de saison est déjà derrière. Les Championnats régionaux à Vidy ont permis à presque tout le monde de profiter de la bonne forme pour décrocher records et médailles. Pour les grands, l’objectif numéro 1 approche à grands pas : les Championnats suisses élite à Lugano.

Suite à un bon début de saison, qui a permis de faire apparaître ça et là quelques petites ailes, on a pu voir de tout. Des ailes grandir et des athlètes s’envoler, certains en compétition, d’autres pour l’heure seulement à l’entraînement. D’autres encore sans coup férir loin du bal. Il y en a aussi qui se sont blessés, au plus mauvais moment, juste pendant l’envol.

Comme toujours et comme partout, les choses suivent leur cours. Et comme toujours et comme partout, tout le monde fait son possible pour faire que ce dernier soit favorable.

Pas facile de trouver, l’été, les vacances et les beaux jours venus, le bon rythme, la bonne intensité, le bon équilibre entre farniente, entraînement et autres activités diurnes et nocturnes…

Une chose est sûre : seul l’enthousiasme (dionysiaque) permet de se surpasser.

 

14.05.2010

Les Dionys montrent de petites ailes !

Bon envol dans la saison 2010 pour notre fine équipe.

Préparation, ambiance et résultats semblent aller dans le bon sens. Aux premiers meetings, les Dionys ont montré de petites ailes. Oui, de petites ailes nous ont poussés ces dernières semaines ! De petites ailes de moineaux, de merles, de corneilles, de rouge gorges et… de pigeons aussi. Reste à les faire grandir, transformer et renforcer comme il faut. Patiemment. Avant de les lisser. Amoureusement.

Tout ça pour, finalement, devenir des aigles. Pouvoir décoller d’un coup d’ailes. Prendre sans peine de la hauteur. Planer dans les airs. Jouer avec le vent. Puis plonger, juste au bon moment, sur nos proies. Et les déchirer dans la dernière ligne droite !

Pour le faire, il faut continuer à travailler. Ni trop, ni trop peu. Juste ce qu’il faut. Comme il faut.

Le risque existe toujours de finir dans une cage. Ou, pire, plumés, achetés, mis sous papier cellophane, vendus et finalement rôtis et avalés par quelque imbécile…

 

14.04.2010

Athlètes et vagues

Le camp d’entraînement à Marina Di Pietrasanta (ITA), en bord de mer, l’a montré : les athlètes sont des vagues…

Des vagues qui tirent leur force des profondeurs de la mer et qui s’entraînent à devenir toujours plus rapides, plus résistantes, plus endurantes, plus belles, plus légères aussi, bref qui cherchent à se dépasser elles-mêmes.

Il y en a de toutes les formes et de toutes les tailles. De toutes les couleurs aussi. Des volontaires, des indifférentes, des distantes, des proches, des solitaires, des sérieuses, des capricieuses, des timides, des joueuses, des réfléchies, des pleurnicheuses, des féroces, des mielleuses, des contrôlées, quelques arrogantes aussi, qui des fois s’élèvent et engloutissent, en grondant, des montagnes d’eau. Toutes s’entraînent à se dépasser elles-mêmes.

Chaque vague va et vient. Parfois avec force, parfois avec vigueur, parfois avec avidité. D’autres fois avec lenteur, hésitation, douceur. Toujours avec enthousiasme, poussée par des forces mystérieuses, divines : Poséidon, Héphaïstos, Aphrodite aussi, puis Arès, et Harmonie, sans parler d’Apollon et… de Dionysos, évidemment.

Certaines ont tendance à s’enrouler sur elles-mêmes. Certaines à s’écraser sur le rivage en chahutant. Quelques-unes ramènent même avec elles sable et coquillages. D’autres des bouts de bois, des vieilles godasses, des sacs en plastique. Il y en a aussi qui se contentent de venir chatouiller tout doucement le rivage, de la pointe des pieds, sourire en coin. Et toutes finissent en écume, pour ne pas dire en mousse. Toutes s’entraînent à se dépasser elles-mêmes.

En même temps qu’elles s’élèvent, elles sont déjà en train de s’effondrer. En même temps qu’elles s’agitent, elles sont déjà en train de s’apaiser. En même temps qu’elles avancent, elles reculent. En même temps qu’elles s’échouent sur le rivage, elles sont déjà en train de retourner dans la mer. Dans les profondeurs foisonnantes et insondables de la profonde mer, là où tout est possible, là où tous les horizons sont ouverts !

Dans leur canot, au milieu des vagues, sont assis les entraîneurs, faisant confiance à leur faible embarcation, faite de connaissances, d’expériences, de valeurs et d’enthousiasme marin. Tant bien que mal, pour le meilleur et pour le pire : le dépassement, la joie, le jeu, la danse sur l’abysse.

 

22.03.2010

Remettre l’ouvrage sur le métier

Les diverses courses et championnats en salle ont montré qu’on était sur le bon chemin. Comme prévu : on a été bons, voire même très bons pour certains, sans toutefois encore avoir été vraiment excellents.

Donc : après avoir récupéré de nos premières « sorties » de l’année, il s’agit de remettre l’ouvrage sur le métier. C’est comme ça : pour poursuivre notre chemin vers nos sommets, il faut se remettre au boulot. Du moins si on veut avoir une chance de casser quelques baraques et déguster quelques cerises sur les divers gâteaux qui nous attendent cet été.

Le mot d’ordre est le suivant : refaire une couche de fond tout en continuant à travailler à la construction du tout.

Avec le sourire propre à notre enthousiasme… dionysiaque, évidemment !

 

24.02.2010

Bons, mais pas encore assez

Aux premiers Championnats suisses de la saison, on a été bons mais pas encore assez. Ouf : il y a encore de quoi faire pour cet été.

Tous les athlètes du groupe qui ont fait le déplacement à Macolin ont été excellents, mais juste pas assez pour pouvoir déguster la cerise sur le gâteau. De bon augure pour la suite.

Il a manqué un tout petit quelque chose à Fabien (relâchement ?) et Nicolas (force ?) pour finir tout devant. Deux tout petits chouillats à Perrine (prudence dans le premier tour et décontraction dans les deux suivants ?) pour terminer tout près d’un podium somme toute très abordable cette année. Trois fois rien à Guillaume (chance, confiance et fluidité ?) et Davy (santé, dureté à 150 m et intelligence tactique ?) pour passer en finale. Alain a crânement fait son job : samedi en vieux briscard, dimanche en jeune loup fougueux.

Bref : très bon gâteau, bien partagé. Reste à trouver le moyen pour lui faire pousser quelques cerises en vue de cet été.

 

08.02.2010

Week-end instructif sur l’état des forces qui traversent le groupe.

Riche en enseignements en vue des prochaines courses de cet hiver d’abord ; puis en vue de casser quelques baraques cet été.

Au bilan : ceux qui ont fait du bon boulot cet hiver le savent, et peuvent se réjouir de pouvoir le montrer aux Suisses – dans deux semaines pour les « grands », trois pour les « petits ».

Non sans continuer à passer des bons moments ensemble.

En toute naïveté et toute maîtrise, comme les grands enfants joueurs que nous sommes.

Vive Dionysos !